L’actualité de la course au large : vous voulez tout savoir d’une transat ou d’un tour du monde, c’est ici que vous trouverez votre bonheur.
Rencontre avec Pep Costa, le très international marin espagnol qui s’élance pour sa première route du Rhum. En français dans le texte !

Bruits de pontons : Comment s’est construit ton projet Route du Rhum ?
Pep Costa : « J’ai 27 ans et je suis originaire de Barcelone. Après avoir étudié la physique et les mathématiques aux Etats-Unis, je me suis installé à Lorient pour devenir marin professionnel.
J’ai fait beaucoup de dériveur, du Forty-niner (49er, dériveur de série olympique NDLR), la Mini Transat en 2019. J’ai pu accéder au Figaro c’était à la fois très formateur et très compliqué financièrement de faire les saisons complètes. J’ai eu beaucoup d’opportunités en Class40, d’entrainement en IMOCA et j’ai pu faire le circuit OceanFifty avec Thibaut-Vauchel-Camus. J’ai également fait du routage lors de l’Arkéa Ultim Challenge-Brest. Grâce à tout cela, à ces skippers incroyables qui m’ont beaucoup transmis, j’ai pu acquérir une grosse expérience, en météo notamment, et cela m’a ouvert les portes du projet VSF Sports pour les saisons 2025 / 2026. C’était l’opportunité d’une vie et je suis à fond sur ce projet avec l’objectif majeur de performer sur la route du Rhum. »
Bruits de pontons : Que représente cette course pour toi ?
Pep Costa : « Tout et rien en même temps Nous accordons de l’importance à toutes les courses, nous les abordons avec la même rigueur de préparation, la même discipline. Après c’est une course qui fait rêver, c’est tous les quatre ans. Il s’agit de nos jeux olympiques. »
Bruits de pontons : De quel bateau disposes-tu, quel est ton ambition sportive ?
Pep Costa : « L’objectif précis reste pour moi mais je veux me battre devant. Avec l’ancien Alla Grande Pirelli d’Ambrogio Beccaria, un Plan Musa italien construit en 2022, qui lui a permis de faire deuxième de la dernière édition de cette course. Ce bateau est très polyvalent, fiable, on peut tirer dessus, il va bien dans toutes les allures et il n’y a pas de trou dans la raquette. Il me plait beaucoup. Même si depuis plus de 20 bateaux ont vu le jour. Et je connais déjà grâce à l’avant saison la dizaine de collègues touche-touche avec qui il va falloir se battre. »

Pep Costa, cap sur la route du Rhum – Crédits G. Bellec
Bruits de pontons : Quel regard portes tu sur la Class40 et quelle sera la suite pour toi en 2027 ?
Pep Costa : « Le projet s’arrête à la fin de l’année, j’ai clairement envie de continuer avec VSF Sport Sailing et j’aime beaucoup cette classe. Les bateaux sont top avec quasiment que des scow neuf. Le niveau est très élevé avec beaucoup de concurrents. Définitivement, la densité, la qualité des marins de la classe m’attire. Les courses sont hyper serrées, on retrouverait presque un effet de monotypie avec des vitesses très proches. Ensuite les bateaux sont gérables c’est une excellente classe pour passer du Figaro à des bateaux plus grands tout en ayant accès à des courses mythiques comme la Route du Rhum ou la Transat Café L’OR.
Techniquement, cela reste une classe prototype même si la jauge est stricte. Ce qui est bien. Le niveau de technologie est très élevé, il reste un peu d’espace pour tester de nouvelles carènes Le dernier Lift 40 V3 a une forme très différente mais je pense qu’il n’y aura plus de gros saut technologique d’une année sur l’autre et cela rendra la classe encore plus homogène. Les Lift V2 et les Musa 40 ont marqué une rupture en 2022 et aujourd’hui les MACH 40.5 et 6 gagnent des courses : il reste encore possible de faire toujours un peu mieux, mais de manière incrémentale. Il faut courir, tester et accumuler des données avec l’IA qui nous aide à traiter nos rapports de performances même si nous l’utilisons au final peu à bord. Enfin la classe reste accessible financièrement, mon équipe est réduite avec un seul préparateur et nous externalisons le reste des prestations type chantier d’été par exemple.
Pour conclure, je préfère jouer devant en Class 40. Un jour j’irai peut-être sur le Vendée Globe. Cela me fait rêver, mais faire le Vendée marque vraiment une autre dimension. Et plutôt que de partir avec un bateau moyen sans autre objectif que de terminer, je préfère profiter aujourd’hui de mon class 40 tant que je le peux.»
9 avril 1999 : Naissance à Barcelone
2018-2021 : universitaire à New York
2019 : 8ième de la Mini Transat
2020 : installation à Lorient pour intégrer le pole Lorient Grand Large
2024 : intègre la cellule de routage de SVR-Lazartigue pour l’Arkéa Ultim Challenge-Brest
2025-2026 : skipper Class 40 VSF Sports Sailing
1 Novembre 2026 : Départ pour sa première Route du Rhum
- Published in CLASS40, Course au large, Route du Rhum
La remise des prix du Vendée Globe début mai 2025 aux Sables est venu clore le magnifique 10ième chapitre de l’Everest des Mers. Que retenir de cette édition ? Bruits de Pontons a interrogé deux « finishers » sur leur ressenti d’après course et la suite car la planète IMOCA ne s’arrête jamais, la saison 2025 va battre son plein dès le mois de juin.
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Louis Duc a attendu que sa barre de liaison sèche, Paul Meilhat a écopé toutes les trois heures, Charlie Dalin jugé un moment pas très rapide par ses pairs aurait réglé des problèmes de voile en catimini. Sur chaque bateau encore engagé (4 abandons), techniquement des choses vont mieux et d’autres attendent d’aller mieux. A proximité du point Nemo pour les uns, le cap Horn est déjà derrière pour les premier et ceci marque une forme de libération, un retour sur le terrain de jeu connu. Mais la route est encore longue, et surtout les corps sont meurtris avec de nouvelles pathologies. Heureusement une équipe dévouée de professionnels de la médecine veille et les marins essayent de s’adapter.
Focus avec Laure Jacolot médecin de la course, Damien Seguin (Groupe APICIL) et Romain Attanasio (Fortinet – Best Western).
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Retour sur les neuf premiers Vendée Globe
Envie de faire une pause sur Virtual regatta ? Vous n’avez pas pu venir au village départ du Vendée Globe ? Pour ceux qui ont l’opportunité de venir à Paris ne manquez pas l’exposition consacrée à la course autour du monde en solitaire par le musée de la Marine. Présentation détaillée
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Vendée Globe 2024 Ils sont partis !
Les 40 skippers engagés sur le Vendée Globe ont pris le départ ce dimanche à 13H03 avec une météo clémente. Les skippers remplaçant sont eux restés à quai. Celui de Yoann Richomme, Yann Eliés membre du team Paprec Arkéa, avait également décrypté la météorologie du départ et anticipé les prochaines 48h. Il peut encore remplacer Yoann pendant dix jours en cas de pépin et de retour au Sables d’Olonne du bateau et incapacité du skipper à repartir.
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Louis Duc : Enfin le Vendée Globe !
Les années se sont changées en mois, les mois en semaines, les semaines en jours et Louis Duc va pouvoir réaliser son rêve dimanche prochain : prendre le départ de son premier Vendée Globe après quatre années de travail acharné. Retour sur son parcours.
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Vendée Globe : c’est parti pour trois semaines de village et de rencontres avec les marins !
Pour célébrer sa 10e édition, le Vendée Globe a inauguré son village Départ le samedi 19 octobre. Accessible jusqu’au dimanche 10 novembre 2024, cet espace de 30 000 m² offre une immersion totale dans l’univers de la course au large. Comparée à une édition 2008 qui avait péniblement rassemblé 20 bateaux et une 2020 sous le joug du covid, celle de 2024 s’annonce exceptionnelle avec 40 bateaux, à l’issue d’une toute nouvelle procédure de qualification.
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La course au Large connaît une étape importante dans son développement : rêvé, envisagé, reporté puis finalement organisé au départ de Brest donné le 7 janvier 2024, le tour du monde en ULTIM en solitaire est devenu une réalité.
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C’est l’histoire d’un navigateur suisse, d’une équipe resserrée et soudée, portée par une marque iconique de montre de luxe. C’est l’histoire de la course d’une vie : le Vendée Globe. C’est l’histoire d’un rachat de bateau très convoité, l’ancien Hugo Boss d’Alex Thomson conçu spécifiquement pour ce tour du monde en solitaire. Cet IMOCA est sans doute l’un des plus performants de la génération 2020. D’ici le départ dans un an jour pour jour, Bruits de Pontons partagera et fera découvrir le projet, son environnement complet. Également ce que représente cette victoire d’être au départ de l’Everest des mers. Avant cela il reste une qualification à finaliser et en particulier une transat Jacques Vabre à disputer et surtout terminer, à une belle place si possible. Bruits de pontons a pu s’entretenir avec Alan Roura pour une présentation de son projet.
(suite…)- Published in IMOCA, Transat Jacques Vabre
… juste les Ultim, les Class40 et Ocean Fifty devant faire un arrêt à Lorient pour éviter un golfe de Gascogne compliqué. Les IMOCA sont restés à quai.
Quel bilan tirer du village dressé sur le bassin Paul Vatine au Havre, moment incontournable de l’évènement ?
- Published in Transat Jacques Vabre









